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Derrière les rideaux des fenêtres closes

Derrière les rideaux des fenêtres closes
Tes yeux rient et la nacre de ta pâleur
Et l'or de la chambre où naguère est éclose
Notre amour ainsi qu'une fleur.
 
Nous oublierons la rue aux voix étrangères,
La blanche cité vide exceptée de nous ;
L'heure est pleine de rêve et d'ailes légères,
J’ai mis mon front sur tes genoux.
 
Veux-tu d'un conte de mes jeunes années
Tout plein d'enchanteurs et d'ombre et de fruits d'or ?
Le feu ronronnera dans la cheminée
Comme un chat qu'on flatte, s'endort.
 
Paul-Jean Toulet (1867-1920)
Sonnets exotiques

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